Depuis mi-septembre 2012, je n'ai plus publié de nouveau message ici. Je suis partie à l'étranger avec mon mari pour un long séjour de presque deux mois. Pendant cette période suspendue, éloingnée de la vie quotidienne, j'ai découvert le plaisir de faire des sacs en tissus.

Je suis allée au marché de Yong Le, à Taipei, la capitale de Taiwan, et bien sûr dans de nombreux magasins de tissus tout autour, un vrai trésor d'Alibaba ! C'est l'équivalent de notre Marché St-Pierre au Montmartre, avec la même longue histoire glorieuse derrière. Surtout on trouve des choses très intéressantes avec un prix défiant toute concurrence, j'ai rempli donc nos valises à moitiés vides des coupons de tissus, des articles de merceries, autant que je pouvais.

Les Taiwainais aiment faire des sacs, souvent d'une manière sophistiquée,  avec des structures soutenues, pleines de poches de toutes sortes. Mes soeurs qui me tenaient compagnie ont remarqué par contre un cabas tout simple, fait du simili cuir rouge, avec des anses marron, doublé du coton Liberty. Le sac est accroché à l'entrée d'un magasin, ma belle soeur qui a la réflexion rapide, a tout de suite proposé que chacune de nous aurait un cabas rouge, exactement comme celui-ci, et elle a appelé le vendeur....

Ce serait mon premier sac fait maison. Du simili cuir, je n'ai pas choisi la facilité pour commencer. Pourtant, équipée d'un pied spécial pour la machine à coudre (que j'ai acheté sur place), cette matière doublée d'une fine couche de molleton est très facile à coudre, solide et agréable au toucher. Voilà une nouvelle passion qui s'implante. A ce jour, j'en ai terminé dix, du cabas à la sacoche d'ordinateur, en passant par des sacs d'enfant. Ayant un peu tout essayé, je commence à maîtriser la technique, et là seulement, je retourne à la poupée.

Et je trouve que la confection des sacs, avec la couture avant tout en ligne droite, m'a donné plus de facilité quand je reviens à la poupée.  Se perfectionner en couture est en effet un travail de longue haleine, qu' on s'avance par petits bouts, parfois on tourne en rond sur place.

Pour les poupées, cette période déviée est comme une sorte d'incubation, bien que laissé en repos, je n'ai jamais cessé d'y penser, cherchant des documents, examinant de nouveaux modèles. Entre temps, je suis retournée pour la deuxième année consécutive à l'Exposition Créations et Savoir-Faire à la Porte de Versailles. Mon attention a été attirée par une nouvelle marque de poupée Waldorf que je ne connaissais pas encore. Leur visage est vraiment"sweet", d'une beauté classiique que je n'imaginais pas possible d'obtenir. Mais d'une poupée à l'autre, cette beauté se perd un peu, c'est ça aussi le fait main.

Hier, la tête d'une nouvelle poupée a enfin émergé de mes mains, la voici:

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Je lui broderai des taches de rousseurs. Ce sera une gamine de trois, quatre ans un peu sauvage avec ses cheveux rouge feu frisés. Comment va-t-elle s'habiller?  j'en ai aucune idée , je verrai au pif. Je vous présenterai de meilleures photos plus tard. Là, j'ai hâte de la mettre en image, pour mieux mesurer le résultat.

 

 Et quelques-uns de mes sacs, ils sont tous doublés, entoilés, avec des poches intérieures, plaquées ouvertes, fermées à rabat boutonné ou à  fermeture éclaire.

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